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Les multiples indications de la phytothérapie

La phytothérapie a toute sa place dans la pratique médicale d’aujourd’hui. Elle peut constituer, pour les maux les plus courants, une alternative au traitement allopathique et elle peut aussi, dans de nombreuses situations, le compléter afin d’en améliorer la tolérance ou d’en augmenter l’efficacité.

Dans les troubles du quotidien

Les troubles du sommeil

La phytothérapie peut très souvent constituer un recours de première intention  dans les troubles du sommeil
On estime qu’entre 10 et 20 % des adultes se plaignent d’insomnie en France*. En 2010, 20 % des français ont consommé au moins une fois un médicament benzodiazépine ou une molécule apparentée**, dont les effets indésirables sont bien connus : notamment troubles de la mémoire et du comportement, risque de chute chez la personne âgée, phénomène de tolérance nécessitant d’augmenter les doses pour obtenir l’effet rechercher et de dépendance.
Dénuées de ces effets indésirables, les plantes médicinales sédatives et/ou anxiolytiques, en particulier la valériane, l’eschscholtzia et le houblon, peuvent constituer une alternative à un somnifère classique.

* Enquête INPES 2010 : http://inpes.santepubliquefrance.fr/Barometres/barometre-sante-2010/pdf/prevalence-insomnie.pdf
** ANSM, Etat des lieux de la consommation des benzodiazépines en France, janvier 2012.

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Les pathologies ORL ou respiratoires

Dans des pathologies ORL ou respiratoires courantes comme l’angine, le rhume ou la bronchite, les plantes constituent aussi un traitement de premier choix pour soulager les symptômes et limiter la surinfection bactérienne.
Dans ce contexte, l’échinacée est incontournable. A ses propriétés antivirales et antibactériennes bien démontrées, s’ajoutent des propriétés immunomodulatrices confirmées par de nombreuses études. Le cyprès et le sureau ont également une action anti-inflammatoire et antivirale puissantes à l’origine de leur utilisation dans les infections hivernales. Le pin sylvestre, antiseptique et mucolytique, est la plante majeure des affections respiratoires avec toux grasse. Quant au plantain, ses propriétés anti-inflammatoires et antitussives le font employer de longue date dans les affections broncho-pulmonaires.

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Les troubles digestifs

Dans les troubles digestifs, certaines plantes comme l’artichaut, le radis noir, la fumeterre, la mélisse ou encore le pissenlit améliorent les sécrétions digestives et la motilité gastrique. L’artichaut et le radis noir, utilisés depuis l’Antiquité pour améliorer la digestion, renferment des principes actifs qui modulent la sécrétion biliaire et jouent un rôle majeur dans la détoxication hépatique. Les effets calmant et antispasmodique de la mélisse, mis en évidence par de nombreuses études, en font une plante depuis très longtemps utilisée dans  les maux de ventre et les spasmes abdominaux, en particulier lié au stress.

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La phytothérapie en toute sécurité

La phytothérapie est sans aucun doute mieux toléré que les médicaments traditionnels. Mais elle n’est pas sans risque. Dotées d’une action pharmacologique qui fait leur efficacité, les plantes peuvent aussi exposer à des effets indésirables.

Elles nécessitent donc, pour une utilisation en toute sécurité, une parfaite maîtrise de leurs précautions d’emploi, effets indésirables et interactions médicamenteuses. Ce qui justifie leur emploi sur les conseils et recommandations de professionnels de santé. Ces derniers sont qualifiés pour conseiller ou prescrire une ou des associations de plantes, seules ou en complément de toute autre thérapeutique.
 

Les douleurs aiguës ou chroniques

Pour soulager des douleurs aiguës ou chroniques et limiter le recours aux anti-inflammatoires classiques, on peut se tourner vers le saule ou la reine des prés ou encore l’harpagophytum, la scrofulaire, le curcuma ou le cassis. Le saule et la reine des prés renferment des dérivés salicylés, précurseurs de l’aspirine. Anti-inflammatoire et protecteur des articulations, le cassis voit ses vertus médicinales décrites dès le XVIe siècle. Le curcuma est utilisé depuis des millénaires en Asie pour ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. L’harpagophytum, qui renferme des harpagosides aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, est utilisé dans les états inflammatoires aiguës ou chroniques des affections ostéo-articulaires.

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En association au traitement allopathique 

Les plantes ont de nombreuses indications en complément d’un traitement conventionnel. Par exemple en association aux somnifères pour en diminuer les doses et faciliter le sevrage, en complément d’un traitement antidépresseur pour en améliorer l’efficacité voire en diminuer la posologie.

En préventif, elles peuvent aider à limiter des récidives d’ulcère gastroduodénal comme la réglisse, qui freine les sécrétions gastriques et renferme des polysaccharides qui inhibent l’adhésion d’Helicobacter pylori à la paroi de l’estomac. 
La canneberge est, elle, utilisée et même recommandée par les autorités de santé en prévention des cystites récidivantes.  

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Sources :

  • Jacques Fleurantin (2013) Du bon usage des plantes qui soignent. Editions Ouest-France.
  • Eric Lorrain 100 questions sur la phytothérapie. Editions La Boétie (2013).
  • Eric Lorrain 50 solutions plantes pour votre santé au quotidien, Editions Tallandier (2016).
  • Jean-Pierre Théallet (2016) Le guide familial des plantes qui soignent. Editions Albin Michel. 
  • Documentation de l’Institut Européen des Substances Végétales : « Les plantes médicinales 2016-2017 ». 
  • « Cystite aiguë simple, à risque de complication ou récidivante, de la femme » HAS 2016.