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Les animaux de compagnie peuvent prévenir l’apparition des allergies chez le petit enfant

En 30 ans, la prévalence des allergies a triplé et atteint aujourd’hui 30 % de la population. Parmi les causes évoquées, l’hypothèse de l’hygiène, où trop d’hygiène et trop peu d’exposition aux allergènes dérèglent le système immunitaire et favorisent des réponses erronées.

D'où proviennent les réactions allergiques ? 

Les réactions allergiques sont des réponses immunitaires anormales en présence de corps étrangers normalement inoffensifs. L’asthme, l’eczéma et d’autres maladies auto-immunes telles que le diabète de type 1, la sclérose en plaques et les maladies inflammatoires sont le résultat d’un dérèglement de notre système immunitaire.

Dans ce dérèglement immunitaire, le rôle du microbiote intestinal a déjà été documenté : les bactéries qui participent à la digestion des aliments vont également « éduquer » notre système immunitaire et lui apprendre comment réagir à l’égard des substances étrangères.

La présence d'animal domestique comme prévention 

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’Alberta montre que la seule présence auprès d’un petit enfant d’un animal domestique, peut amener certaines de leurs bactéries intestinales à moduler le système immunitaire (en effet, 70 à 80% du système immunitaire se trouve dans la muqueuse intestinale) et à réduire le risque d’allergies. Ces données ont été présentées dans la revue Microbiome, et confortent le rôle clé du microbiote intestinal dans la maturation immunitaire.

L’étude qui a analysé des échantillons de matières fécales recueillis auprès de nourrissons montre que la fréquence de l’asthme est moins importante chez les enfants qui grandissent avec des chiens.

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Les chercheurs de l’Alberta constatent ici que les bébés issus de familles vivant avec des animaux domestiques – des chiens dans 70% des cas – présentent des niveaux plus élevés de deux bactéries en particulier, Ruminococcus et Oscillospira, associés à une réduction du risque de maladies allergiques.

Leur théorie est que l’exposition aux bactéries en début de la vie, soit in utero ou jusqu’à 3 mois après la naissance, construit cette immunité précoce.