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Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie méconnue et mal diagnostiquée qui touche 1 jeune femme sur 10 en France et responsable de près de la moitié des stérilités en France. C’est la première cause d’absentéisme à l’école et en entreprise.

Comment se définit l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique bégnine de l’endomètre, le tissu situé à l’intérieur de l’utérus qui est notamment responsable des menstruations. L’endomètre est la muqueuse située à l’intérieur de l’utérus. 

L’endométriose se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus c’est-à-dire sur les ovaires, les trompes, les ligaments utéro sacrés (ligaments qui supportent l’utérus), le péritoine, la vessie, l’intestin et plus rarement les poumons et même le cerveau.

Endométriose

L’endomètre est sensible aux hormones. Au moment des règles, il se délite provoquant des saignements qui entrainant des douleurs au niveau de l’utérus et sur les localisations ectopiques.
L’endométriose n’est pas systématiquement pathologique. On parle d’endométriose « maladie » lorsqu’elle provoque des douleurs et/ou une infertilité.

Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

Les symptômes ne sont pas liés à la grosseur des lésions et peuvent varier d’une femme à l’autre, certaines femmes ne présentent aucun symptôme. 

L’endométriose se caractérise par différents symptômes1 parmi lesquels : 

  • 5 types de douleurs :
  1. Dysménorrhés (règles douloureuses) qui correspondent aux douleurs qui accompagnent ou suivent le cycle. Il s’agit de douleurs au niveau du tissu utérin.
  2. Douleurs pelviennes chroniques 
  3. Dyspareunies (douleurs pendant les rapports)
  4. Dysuries (douleurs en urinant)
  5. Dyschesies (douleurs à la défécation)
  • Une fatigue chronique due à un déficit en fer en rapport avec les règles
  • Un Syndrome de l’Intestin Irritable chez 15 % des patientes

Si vous ressentez l’une de ces douleurs, parlez-en à votre médecin ou spécialiste.

Comment diagnostiquer l’endométriose ?

L’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard ou au moment d’un bilan de stérilité, avec malheureusement, un retard moyen de 5 à 8 ans.

Les examens complémentaires d’imagerie ont une place importante pour le diagnostic positif et la cartographie des lésions d’endométriose. L’échographie pelvienne sus-pubienne et surtout endovaginale est l’examen de première intention à réaliser.

L’examen de référence à réaliser en seconde intention est l’IRM mais le diagnostic définitif ne peut se faire qu’avec une biopsie de tissu lésionnel lors d’une coelioscopie. 
 

Quelles peuvent être les causes de l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie multifactorielle, résultant de l’action combinée de facteurs génétiques, hormonaux et immunologiques et environnementaux (perturbateurs endocriniens). Des premières règles précoces, un volume menstruel important, des cycles courts semblent être plus souvent associés à la présence d’endométriose2

Un des principaux mécanismes d’endométriose sont les menstruations rétrogrades.  Chez certaines personnes, prédisposées génétiquement, le sang des menstruations, au lieu de s’écouler par la cavité utérine, remonte par les trompes, c’est ce qu’on appelle les menstruations rétrogrades. Ces saignements avec le temps peuvent générer des lésions inflammatoires cicatricielles et provoquer des douleurs. Elles peuvent aussi empêcher l’implantation d’un fœtus et être sources de stérilité.
 

Quels traitements pour l’endométriose ?

L’endométriose nécessite une prise en charge lorsqu’elle a un retentissement fonctionnel important (douleurs, infertilité).

Personnalisée, la stratégie thérapeutique ne permet pas de guérir la maladie. Elle vise à améliorer la qualité de vie des patientes en agissant sur la douleur et à préserver la fertilité pour celles ayant des projets de grossesse. Plusieurs traitements hormonaux permettent aujourd’hui de réduire les symptômes et la douleur associée. Les traitements chirurgicaux visent à retirer les lésions de l’endométriose.

Concernant les thérapeutiques antalgiques médicamenteuses, il n’y a pas de données évaluant l’efficacité du paracétamol ou des opioïdes de palier 2 et 3 dans l’endométriose douloureuse. La prescription d'anti-Inflammatoires non stéroïdiens au long cours n'est pas recommandée en raison des effets secondaires importants gastriques et rénaux.
Le choix entre traitement médical et chirurgical est guidé par les attentes de la femme, le souhait de grossesse, l’efficacité et les effets indésirables des traitements, l’intensité et la caractérisation de la douleur, et la sévérité et la localisation de l’endométriose.
 

Les solutions complémentaires face aux douleurs liées à l’endométriose

D’autres solutions complémentaires peuvent être conseillées pour prendre en charge les symptômes de l’endométriose et améliorer la qualité de vie des patientes.

Le PEA : un nouvel anti-douleur 

De nombreuses études récentes ont démontré l’intérêt du PEA (palmitoyléthanolamide) dans la prise en charge de la douleur de certaines pathologies chroniques et notamment dans le cas de l’endométriose. Une réduction significative de la douleur pelvienne chronique et de la dysménorrhée ont été observée. Aucun effet secondaire n’a été rapporté. 3.4 
Le PEA possède une activité anti-inflammatoire et analgésique.

Cet ingrédient peut être une alternative intéressante pour limiter la consommation d’antalgiques traditionnels.

Les extraits de plantes pour soulager la douleur

Certaines plantes paraissent intéressantes dans l’endométriose : l’alchémille qui limite l’hyperostrogénie en régularisant la sécrétion ovarienne de progestérone et l’ortie utilisée traditionnellement en Afrique et en Inde pour limiter les hémorragies liées aux règles.

Alchémille : plante phytoprogestative

Le genre Alchemilla (Rosacée) représente environ 100 espèces à travers le monde utilisées en médecine traditionnelle pour traiter divers troubles gynécologiques (Monographie, ESCOP 2014). En phytothérapie, il est admis que l’alchémille est une plante phytoprogestative.

L’alchémille régularise la sécrétion ovarienne de progestérone, facilite la sécrétion et la production lutéale et est efficace contre les troubles menstruels et les endométrioses.5 

Alchémille

Ortie (urtica dioica L.)

L’ortie est utilisée de manière traditionnelle6  

  • en Afrique pour limiter les menstruations excessives, 
  • en Amérique du Nord pour les troubles gynécologiques, 
  • dans la pharmacopée ayurvédique indienne pour les hémorragies utérines.
  • en Turquie pour soulager les troubles génitaux et notamment les inflammations gynécologiques. 
Ortie

Endométriose et microbiote

Plusieurs études se sont intéressées au rôle du microbiote dans l’endométriose et ainsi de l’intérêt de supplémenter une femme atteinte d’endométriose en souches probiotiques.
Le microbiote intestinal joue un rôle important dans la régulation des phénomènes inflammatoires et donc pourrait être impliquée dans le développement et la progression de l’endométriose.
Le microbiote intestinal pourrait moduler le cycle des œstrogènes, une dysbiose intestinale favorisant l’hyperostrogénie et donc l’endométriose. 

Certaines souches probiotiques ont fait l’objet de plusieurs études qui démontrent leur effet bénéfique pour améliorer la douleur associée à l’endométriose notamment celles associées aux dysménorrhées et la douleur pelvienne. Il s’agit des souches type Streptococcus thermophilus, Lactobacillus gasseri et acidophilus.

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