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La détoxication : Mode d’emploi

La détoxication : quand et comment ? Découvrez les symptômes pouvant révéler un besoin de détoxication et les solutions, notamment en phytothérapie.

La détoxication, dans quel cas et pourquoi ?

Fatigue chronique, mauvaise haleine, nausées, teint pâle… Différents symptômes peuvent révéler un besoin de détoxication hépatique. 

D’un individu à l’autre, diverses raisons peuvent expliquer le fait que le foie est parfois dépassé. La consommation de tabac, d’alcool et /ou de médicaments altèrent les aptitudes naturelles du foie à détoxiquer notre organisme, tout comme un syndrome inflammatoire ou infectieux. Les troubles digestifs et le polymorphisme génétique peuvent également engendrer un dépassement des capacités de détoxication du foie.

Dans son ouvrage « Les secrets de la micronutrition », Dr B. Guérineau définit la détoxication comme une « méthode naturelle de protection de nos fonctions qui contribue à éliminer les toxines nocives des cellules et des tissus, de façon à recouvrer des fonctions normales. » 
Ces toxines, aussi appelées xénobiotiques, sont majoritairement éliminées par le foie mais aussi via les intestins, la vésicule biliaire, les reins, les poumons et la peau. 
Molécules potentiellement toxiques et étrangères à l’organisme, les xénobiotiques sont issus des pesticides et des médicaments, notamment des antibiotiques. 

Pour être correctement éliminés, ces xénobiotiques liposolubles (solubles dans la graisse) doivent devenir hydrosolubles (solubles dans l’eau). Le foie va donc jouer un rôle majeur dans cette transformation puisque ses cellules (hépatocytes) contiennent les enzymes nécessaires.

Infographie Foie

Trois phases s’enchaînent dans le procédé de détoxication hépatique :

  1. Les enzymes cytochrome P450 neutralisent certains toxiques qui pourront être éliminés directement. Les autres toxiques sont convertis en forme intermédiaire.
  2. L’épuration des toxines transformées s’opère par la production de radicaux libres eux même neutralisés par un bon apport en antioxydant (le glutathion est l’antioxydant le plus important dans le foie)
  3. Une fois hydrosolubles, les molécules transformées vont être évacuées par des transporteurs actifs. Cette élimination se fera principalement via les reins puis les urines. Selon la nature des molécules, certaines seront également expulsées par la bile via les selles, l’air expiré ou encore la sueur. 

 La détoxication, comment la favoriser ?

Afin d’améliorer les fonctionnalités du foie, plusieurs aliments et comportements sont à privilégier. 

L’eau

Boire quotidiennement (au moins 1,5L d’eau) est nécessaire au bon fonctionnement des reins et facilite l’élimination. En plus de l’eau de source à consommer froide ou en infusion, il vaut mieux privilégier des aliments diurétiques tels que les concombres, le melon, les endives ou encore la laitue. 

Article Détoxication : Eau

Les aliments de la détoxication

Afin que les enzymes du foie opèrent de manière efficace à la transformation et à l’évacuation des toxines de l’organisme, mieux vaut préférer des aliments issus de l’agriculture biologique et riches en glucosinolates. Le colza, la moutarde blanche, les différentes variétés de choux ou encore les radis démontrent une teneur intéressante en  glucosinolates. Les glucosinolates sont à l'origine de la saveur amère ou piquante de ces aliments et jouent un rôle dans la détoxication en stimulant certaines enzymes.

Teneur moyenne en glucosinolates

(parties comestibles)

Teneur (mg/g)
Chou de Bruxelles 1,50 - 2
Chou-fleur 0,50
Brocoli 0,70
Navet 0,2 - 0,6
Rutabaga 0,2 - 5,6
Colza 21,8 - 51,6
Moutarde blanche 61,1
Radis 0,4 - 21,8
Chou rouge 0,1 - 1,2
Chou blanc 0,08 - 1

Les plantes de la détoxication 

Le foie est donc, un organe essentiel au fonctionnement de l’organisme.

Utiliser des plantes pour l’aider dans ses fonctions physiologiques, en cas de surcharge hépatique, est une excellente solution.

Choisissez les plantes en fonction de l’action souhaitée :

Les comportements

Favoriser la détoxication passe par l’adoption d’une hygiène de vie saine : privilégier une alimentation simple et naturelle, limiter les excès (graisses saturées et alcool), adopter une activité pour se mettre en mouvement.

Limiter son exposition aux xénobiotiques ?

Pour restreindre au maximum le contact avec les toxines, mieux vaut reconnaître les sources de polluants afin de s’en éloigner. A l’extérieur, la marche à pied est recommandée, le plus possible loin des voies de trafic routier. A l’intérieur, aérer les pièces de vie au moins dix minutes par jour limite les expositions et entretenir les appareils de chauffage réduit potentiellement les expositions au monoxyde de carbone. Il est également conseillé d’acheter des produits d’entretien pauvres en produits chimiques.

Le saviez-vous ?

Le jus de pamplemousse renferme des substances qui paralysent une enzyme impliquée dans la première phase de métabolisation de nombreux médicaments (CYP3A4 intestinale). En ralentissant l’élimination des médicaments, le jus de pamplemousse favorise la présence de ceux-ci dans l’organisme et cela peut engendrer des effets indésirables : surdosage, toxicité rénale, dégradation des cellules musculaires…

En cas de présentation de symptômes ou pour plus d’informations concernant la détoxication, il est préférable de consulter un médecin. Un spécialiste pourra en effet préconiser une détoxication personnalisée et adaptée