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Interview de Thierry Chalandre

6 fois champion de France d’aviron et 15 podiums nationaux

  1. En quelques mots, parlez-nous de votre projet  Cordées de Trail
    Professeur d’EPS, ancien sportif de haut niveau en Aviron et adepte de la préparation physique et mentale, je suis venu à la course à pied, puis au trail après ma carrière en aviron. En 2017, on m’a diagnostiqué un cancer. Cette année-là puis la suivante se sont écoulées au rythme des chimiothérapies. C’est pendant ces journées d’hôpital que l’idée du projet « Cordée de trail » est née. Ayant lu des livres de Christine Janin*, médecin alpiniste fondatrice de l’association « A Chacun son Everest » s’imposa d’elle-même lorsque, hospitalisé, je rêvais d’un retour au sport avec l’envie d’avoir une action solidaire. Cette association propose des stages d’activités sportives de montagne, où l'enfant est amené à viser une double reconquête, physique et psychologique. La maladie détruit beaucoup de choses, il s’agit donc de se reconstruire pour ne pas subir la maladie mais la voir comme une opportunité de « renaitre et se réinventer ».

    Reprendre l’ultra-trail et aider les enfants en rémission de cancer, voilà un projet qui correspondait à ma personne. Afin de récolter les fonds nécessaires, avec mon ami Olivier Guyot, nous avons monté le projet « Cordées de trail » qui va nous amener à courir en deux ans 4 ultra-trails solidaires. Notre souhait est de pouvoir financer 8 stages sportifs de reconstruction pour les enfants en rémission. Nous avons choisi quatre courses emblématiques au niveau international : en 2019, un an après la fin de ma chimiothérapie les « 100 miles of istria » (Croatie), puis en octobre « La diagonale des fous » (la Réunion) ; en 2020, « MIUT » (Portugal) et l’« UTMB » (France) qui nous permettra de terminer symboliquement ce projet à Chamonix, lieux de résidence de l’association « A chacun Son Everest ».

    L’objectif de ce projet est donc de se reconstruire et d’aider les enfants à en faire de même. Dans le projet, nous utilisons la même symbolique que l’association, à savoir le parallèle entre la difficulté de l'ascension d’un sommet ou un Ultra trail et celle du chemin vers la guérison.

  2. Que vous apporte le partenariat PiLeJe dans votre pratique sportive ?
    La chimiothérapie a eu une action nocive sur mon organisme : la perte de masse musculaire, le cœur et les poumons ont été abimés ainsi que l’appareil digestif. Même si j’ai maintenu une activité sportive pendant ma chimiothérapie, je ne pouvais plus courir plus d’1 km sans marcher. Pour effectuer un Ultra Trail un an après, le travail de reconstruction se révélait être conséquent. La micronutrition est intéressante pour récupérer et optimiser les entraînements (palier les déficits, aider à reconstruire la masse musculaire). Enfin, comme pour les autres sportifs, ils permettent d’avoir des apports précis et efficaces pour gérer le corps sur des efforts de plus de 20h lors de compétitions. L’apport des produits après la course en Istrie en avril dernier a été déterminant à ce moment-là pour pouvoir reprendre la préparation pour le second défi « La diagonale des fous » (170 km et plus de 10000 de dénivelé positif).

    Pour moi, la micronutrition me permet de redevenir performant relativement rapidement. Les apports en micronutrition de PiLeJe sont pour moi un accélérateur de reconstruction vers la performance.

*Christine Janin est la première Française à avoir atteint le sommet de l’Everest en 1990.

Interview Thierry Chalandre